Anthropic tente d’effacer l’une des irritations les plus familières des assistants IA : devoir expliquer deux fois le même projet. Sa mise à jour Claude Cowork donne à l’outil axé sur le travail accès à la mémoire déjà construite dans les chats Claude classiques.
Le changement, annoncé mardi, fusionne les systèmes de mémoire de chat et de Cowork qui étaient auparavant séparés. Cela signifie qu’un utilisateur qui a discuté d’une conférence, des effectifs d’une équipe ou d’un projet en cours de rédaction dans le chat de Claude peut passer à Cowork sans reconstruire le contexte depuis zéro. Un récit du déploiement qualifiait l’ancienne transition de « incroyablement frustrante », soutenant que la mise à jour donne à Claude l’impression d’« un assistant continu, plutôt que deux produits distincts sous un même toit ».1
L’argument pratique est la continuité : la recherche et la réflexion peuvent avoir lieu dans le chat, puis se prolonger par une action comme la rédaction d’une mise à jour pour un manager ou d’un ordre du jour de conférence dans Cowork. Claude ajoutera également des sujets à la mémoire au fil des conversations, plutôt que d’attendre de les résumer à la fin, accélérant ainsi le partage de nouveaux contextes entre les deux expériences.1
Mais cette commodité s’accompagne d’une frontière de confidentialité explicite. La mémoire est activée par défaut sur les offres Free, Pro et Max sur le Web, ordinateur de bureau et mobile, bien que les utilisateurs mobiles doivent mettre à jour leurs applications. Anthropic indique que les catégories sensibles — notamment la santé, la race, la religion, la politique et l’identité de genre — sont exclues par défaut. Les utilisateurs peuvent choisir d’autoriser leur stockage et seront informés lorsque ce type de contenu est enregistré ; certaines données, notamment les pièces d’identité officielles, les numéros de Sécurité sociale, les antécédents judiciaires et le statut d’immigration, ne seront pas stockées.1
Les utilisateurs peuvent consulter, modifier ou supprimer les informations stockées via les paramètres de Claude et de Cowork. Comme le résume un second rapport, le système partagé est conçu pour faciliter la reprise des tâches « sans réexpliquer les informations importantes », tout en laissant les contrôles liés aux mémoires sensibles entre les mains des utilisateurs.2