Histoire
septembre 4, 2026
La vente de GoPro pour 285 millions de dollars oriente une marque de caméras vers la défense
L’acquisition par Starman Optical promet une continuité aux clients de GoPro, mais elle oriente aussi le fabricant de caméras d’action vers une activité d’optique plus vaste couvrant la défense, l’aérospatiale, la robotique et les infrastructures d’IA.
Les dirigeants de GoPro présentent l’accord de 285 millions de dollars avec Starman Optical comme une voie de croissance sans abandonner ses clients de caméras. Une lecture plus sceptique est qu’une icône grand public malmenée est remodelée autour du marché bien plus stratégique — et militarisé — de l’optique avancée.
Ce virage fait suite à un long déclin pour le pionnier des caméras d’action, qui avait perdu une grande partie de sa valeur boursière et portait une dette de 92 millions de dollars. GoPro avait déjà signalé en avril son intérêt pour le conseil dans les secteurs de la défense et de l’aérospatiale ; sa vente place désormais cette ambition au cœur de l’avenir de l’entreprise.1
Le 1er septembre, Starman Holding a annoncé une transaction entièrement en numéraire de 285 millions de dollars, décrite comme une fusion avec sa filiale d’optique-photonique, Starman Optical. Le fondateur et PDG de GoPro, Nick Woodman, a présenté l’entreprise moins comme un fabricant de gadgets grand public que comme « une entreprise américaine de premier plan spécialisée dans les solutions d’imagerie et d’optique », répondant à des besoins de sécurité nationale liés aux caméras, à l’optique et aux infrastructures d’IA.2
Le directeur général de Starman, Charles Tebele, a soutenu que la combinaison de la propriété intellectuelle optique de GoPro avec la technologie d’émetteurs-récepteurs de Starman et la fabrication américaine pourrait contribuer à rapatrier aux États-Unis la production de « composants critiques ».2 C’est l’argument de politique industrielle en faveur de l’accord : bâtir une activité nationale diversifiée dans l’optique couvrant les marchés grand public, commerciaux et de la défense.
Pour les clients et les employés, toutefois, le message immédiat est celui de la continuité. Woodman a déclaré au personnel que les ressources de Starman pourraient élargir la feuille de route grand public de GoPro, ainsi que ses activités logicielles et d’abonnement, tout en ouvrant de nouvelles catégories ; il a été indiqué aux partenaires que les produits, les services et le soutien continueraient sans changement pendant la transition.2
Le contraste reste néanmoins saisissant. The Verge a relevé que les petites caméras, les émetteurs-récepteurs optiques et la fabrication pour la défense évoquent les équipements désormais associés à la guerre moderne par drones, tandis que GoPro insiste sur le fait que sa gamme de produits familière restera en production.2 La finalisation de l’accord est attendue avant la fin de l’année, laissant à GoPro la tâche de prouver qu’elle peut être à la fois une marque de caméras du quotidien et une entreprise d’optique sérieuse liée au secteur de la défense.